Écouter les lucioles @ Jardin d’Agronomie Tropicale

Installation sonore et bioluminescente

Journée Exposition-Atelier

Pavillon de l’Indochine et Jardin

https://www.paris.fr/lieux/jardin-d-agronomie-tropicale-rene-dumont-1813


Jardin d’Agronomie Tropicale

Pavillon de l’Indochine

45 Av. de la Belle Gabrielle

75012 Paris

Bois de Vincennes (en face de Nogent-sur-Marne)

Vendredi 29 mai 2026 de 14h00 à 21h00

Entrée libre dans la limite des places disponibles

RSVP : ICI


Et si notre attention au monde constituait un acte de résistance face aux bouleversements en cours?

Entendre un léger écart de fréquence dans le chant d’une cigale. Remarquer la densité inhabituelle d’un nuage. S’alarmer de l’altération du goût d’une clémentine. Percevoir, au toucher, la différence entre un sable vivant et un sable mort, sur une plage de Basse Californie.

Ces perceptions ténues, anti spectaculaires et locales, révèlent des disparitions infimes, des pollutions sournoises, des mutations aussi discrètes que fondamentales, qui abîment graduellement notre monde.

Que peuvent-elles encore?

C’est ce que ce workshop propose d’explorer collectivement, à travers plusieurs dispositifs d’écoute et d’activation de ces « histoires lucioles ».

Entre éclats symboliques et bioluminescence réelle, nous nous interrogerons :

Sommes-nous capables de percevoir ce qui disparaît et se transforme discrètement sous nos yeux ?

Et si oui, partager ces perceptions pourrait-il encore changer quelque chose ?


PROGRAMME

. 14h – Présentation des Lucioles (sonores et bioluminescentes)

. 15-17h – Conversation

Mélanie Pavy ; Sophie Houdart ; Lucie Taïeb ; Boris Chastant

(modérée par Alice Leroy)

. 17h – Parcours sonore dans le Jardin

. 18h – Temps d’écriture, de lecture et de partage collectif

. 19h30 – Pot de clôture


PARTICIPANT.ES

Mélanie Pavy

Artiste et maîtresse de conférence à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle interroge à travers sa pratique, entre réel et fabulation, images et récits, notre capacité à percevoir et à penser nos pertes de monde. Ses films et installations ont été montrés dans des lieux comme Beaubourg, le Musée National d’Art Moderne, le Bal, la Gaîté Lyrique ou la galerie les Filles du Calvaire. Elle a été pensionnaire de la Villa Kujoyama à Kyoto et lauréate des résidences de l’Institut français au Brésil et de la résidence Art Explora, en duo avec Sophie Houdart, à la Cité Internationale des Arts.

Sophie Houdart

Anthropologue, elle s’est intéressée à diverses pratiques dans le champ de l’innovation, aussi bien dans les sciences que dans les arts, en particulier au Japon. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages, dont Kuma Kengo. Une monographie décalée (2009) ou encore Les Incommensurables (2015). Elle mène actuellement des recherches sur la vie après la triple catastrophe de mars 2011 au Japon (Ce territoire qui, comme une pulsation…, 2026), puis plus largement sur les territoires nucléaires, et collabore sur ces questions avec le collectif Call It Anything fondé en 2012 (Call It Anything, 2026). Elle a été lauréate, en duo avec Mélanie Pavy, du programme de résidence Art Explora en 2021 et pensionnaire à la Maison franco-japonaise à Tokyo en 2024.

Lucie Taïeb

Écrivaine et professeur de littérature contemporaine et de création littéraire à l’université d’Orléans, elle a soutenu une habilitation à diriger des recherche en recherche création intitulée « L’étoffe de nos hantises, une exploration des matérialités de l’invisible », qui paraîtra en mars 2027. Elle est également l’autrice de romans, poèmes et récits documentaires, dont Freshkills (2019) et La mer intérieure (2024).

Boris Chastant

Anthropologue, il réalise actuellement un post-doctorat au sein du Laboratoire Fabrique de Pensée Critique (LFPC) à l’INSA Rennes et a récemment soutenu sa thèse au sein du Centre d’Anthropologie Culturelle (CANTHEL), à l’Université Paris Cité sous la direction d’Octave Debary. Cette dernière s’intitule « Pourchasser les vers luisants et les lucioles. Captures entomologiques, captures ethnographiques » (2026) dans laquelle il rend compte de pourchasses à l’insecte bioluminescent donnant lieu à des rencontres éphémères entre des lueurs vivantes, des humains – des passionné.es, chercheur.ses et/ou artistes – et parfois d’autres créatures.

DEPUIS LE MEXIQUE – CICESE

(Centre de recherche scientifique et d’enseignement supérieur d’Ensenada, Basse Californie du Nord, Mexique)

Daniela Melissa Torres Calderón Culture et identification de fitoplancton bioluminescent

Lorena Maria Duran Riveroll Conseil en culture et gestion du phytoplancton

Daniel Sauceda Carvajal Conception et construction du conteneur en verre et du système vibratoire

Miguel Angel Alonso Arevalo Conseil en fréquences audio et conversion en vibrations

Diego Luis Delgado Álvarez Photographie et vidéo microscopiques des cultures de Pyrocystis

Marcela Ovalle Marroquin Coordination, recherche et gestion du projet


AUTRES PARTENAIRES

Alex Palenski ; Gaël Hugo ; Marcel Koken ; Frédérique Quignon ; Steve Hubert ; Gwenaël Fiot ; Arte sustentable – Zacualpan de Amilpas (Morelos) ; FabLab Sorbonne Université ; Arterra – Moltifao (Haute Corse) ; IEDES (Paris 1 Panthéon Sorbonne) ; la Cité du développement durable ; SoundWays – collectif Mu.

REMERCIEMENTS

Amélie Padioleau, Idrissa Guiro, Lucía López de Medrano, Patricia Contreras, Andrès, Juan Pablo Sánchez King, Gregorio Barranco Garcia, Clélia Zernik, Thania Birem Perez Da Silva, Anne Simon, Antoine De Baecque, Lætitia Carlotti, Thomas Vaucouleurs, Jean-Jacques Ottaviani, Jordie Blanc Ansari, Manon Garin-Marguerite, Aniss Benhammou.

Et un immense merci à tous les narrateurs et toutes les narratrices qui ont accepté de partager leurs “histoires lucioles”.

Réalisé dans le cadre de l’Institut ACTE (Paris 1 Panthéon Sorbonne)

Grâce au soutien de la Chaire Beauté.s (PSL Université) et de la Collectivité Territoriale de Corse

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